Bande-Annonce Ferngully:
vendredi 27 août 2010
Critique: Avatar "Special Edition"
Bande-Annonce Ferngully:
vendredi 13 août 2010
Critique: The Expendables

Sensé en mettre plein la vue par la présence de cette brochette d'acteurs testostéronéisé, ces derniers font tout simplement pitié. Même si l'affiche du film suggère un casting mettant en vedette une foule de stars, seulement Stallone, Statham, Li et Lundgren ont droit à leur scène. Pour ce qui est du reste, ils ne sont qu'ornement et n'ont qu'à peine trois minutes de dialogues pour toute la durée du film. Sans aucun doute la qui attire le plus est celle entre les 3 amigos: Stallone, Willis et Schwarzenegger. Bien que cette dernière sert de tremplin au narratif, se rassemblement de légende Hollywoodienne arrive bien en déça des attentes.
J'ai jugé pendant longtemps mon héro de film d'action favori Jean-Claude Van Damme de ne pas avoir accepté de ce joindre à l'équipe. Suite à son refus, la star Belge a commenté qu'il avait tout simplement refusé dû au manque de profondeur de son personnage et de l'histoire. Suite au visionnement du film, je confirme que l'acteur est bel et bien "aware"...
Malgré le fait d'être mauvais, ce film connaîtra sans aucun doute un grand succès et cela bien sûr, Stallone le sait très bien. La question que vous vous poserez probablement lors du visionnement de The Expendables est: pourquoi suis-je assis dans cette salle à regarder ce navet? La réponse est simple, voir les stars que nous aimons tous partager le même film. Dans une période ou les stars avec un grand "S" comme il le fût autrefois tel que les Grant, McQueen, Dean, Monroe et Taylor ce font rare, The Expendables reste tout de même le film à voir si vous vous sentez nostalgique. Étant donné que certains d'entres eux sont agés de plus de 50 ans, ne serait-il pas le moment pour Hollywood de voir à la prochaine relève?
Note: *½
Bande-Annonce:
vendredi 23 juillet 2010
Critique: Salt

Salt (V.f.)
Genre: Action, Espionnage
Réalisation: Philip Noyce
Avec: Angelina Jolie, Liev Schreiber, Chiwetel Ejiofor
Durée: 1h40
Classement: Général (déconseillé aux jeunes enfants)
Date de sortie: 23 juillet (Amérique)/25 août (France)
Occupé en majeur partie par des hommes, les films d'action ne comptent que très peu de femmes parmi les têtes d'affiche de ce genre. Certaines actrices telle que Milla Jovovich (Resident Evil) et Kate Beckinsale (Underworld), font partie de ce nombre infimes de stars féminines ayant réussi à joindre les rangs de Schwarzenegger, Stallone, Willis et autres. Depuis Tomb Raider, Angelina Jolie a su prouvée au public qu'une femme est capable d'être à la fois sexy et botter des derrières. Après le grand succès commercial de ce dernier, Jolie devint la star de plusieurs autres films du genre tel que Mr. and Mrs. Smith et Wanted. Liant les talents de cette dernière avec ceux du réalisateur Philip Noyce (Jeux de Guerre, Danger Immédiat), cette nouvelle équipe est sans aucun doute une recette gagnante.
Evelyn Salt (Jolie) est un agent secret travaillant pour la CIA. Lors de la visite inattendue d'un espion Russe, la loyauté de Salt est remise en compte lorsque cet homme l'accuse d'être une espionne au service des soviétiques. Poursuivi par son propre gouvernement, Salt fuit pour éviter la capture. Pourquoi fuit-elle? Qui est vraiment Salt?
Depuis la sortie des films de Jason Bourne, le cinéma d'action a entrepris un virage complétement différent de ce que le public connaissait. Cette direction artistique audacieuse adopte parfaitement le rythme sans relâche de ce scénario rempli d'action du début à la fin. Des plans de caméra quasi intéractifs suivent pas à pas Jolie dans chaqune de ses cascades si magnifiquement accomplies par l'actrice elle-même. Si Salt a un coeur, il bat avec les prouesse de son actrice et croyez-moi, elle vaut le déplacement. En tant qu'ami et collègue, l'excellant Liev Schreiber démontre avec beaucoup de talents son dilemme entre aider son amie, ou plutôt la mettre aux arrêts. De l'autre côté, Chiwetel Ejiofor dans le rôle du partenaire de Schreiber, manque sérieusement de mordant et n'est qu'ornement servant à ne donner qu'une constance à ce dernier.
Outre ses grands exploits physiques et quelques bonnes interprétations, Salt à parfois tendance à dériver un peu vers l'éxagération. Bien que les scènes d'action soient très réussies, à certains moments les exploits de l'héroïne perdent leurs crédibilité. Sans révéler des éléments de l'intrigue, l'une des dernières scènes dans laquelle Salt détruit un mur de béton armée avec une simple mitrailleuse, dans son contexte supposément indestructibles vu la personne sensé être protéger, est l'un des exemples d'irréalismes.
Salt prouve une fois de plus que Jolie est capable non seulement de supporter un film d'action sur ses épaules, mais d'être également à couper le souffle. Le film possède une recette gagnante vouée à uun succès quasi-assuré, et qui espérons-le, saura faire de même avec ses suites.
Note: ***½
Cinéman aime:
- l'incroyable présence d'Angelina Jolie
- l'action non-stop du début à la fin
- un suspense qui vous tient en haleine tout au long du film
Cinéman n'aime pas:
- quelques scènes d'action invraisemblables
- les acteurs de soutien comme Ejifor qui ont tendance à faire ralentir le narratif
Bande-Annonce:
vendredi 16 juillet 2010
Critique: Inception
Depuis Following, sa toute première oeuvre paru en 1998, le cinéaste Christopher Nolan ne cesse d'impressioner. Enchaînant autant de succès au box-office qu'auprès des critiques avec des films tel que Memento, Le Prestige ou encore The Dark Knight, Nolan a maintenant sa place parmi les plus grands. Depuis le début de l'été 2010, les méga-productions estivales ne font que décevoir et les cinéphiles attendent avec impatience Inception. Ce film que l'on qualifie souvent comment étant "le film le plus attendu de l'année", pourrait être le film qui sauvera l'un des pires été d'Hollywood.mercredi 23 juin 2010
Critique: Knight and Day
Depuis le début de l'été, les oeuvres originales ce font plutôt rares. En effet, suites, "presquels", ou encore adaptations ne font que ce succéder. Dans cette nouvelle réalisation de James Mangold (Walk The Line), deux des plus grandes stars du monde, Tom Cruise et Cameron Diaz, s'unissent pour former le couple le plus Hollywoodien des écrans de cette saison.Cinéman aime:
- La superbe chimie entre Tom Cruise et Cameron Diaz
- Le plaisir de rire et de se divertir tel qu'est le seul but du film
Cinéman n'aime pas:
- Voir encore une fois de plus les rôles catalogués des deux stars
- Les rôles secondaires manquant de punch et de substance
- Un scénario redondant manquant terriblement d'authenticité
Bande-Annonce:
vendredi 28 mai 2010
Critique: Prince of Persia: Les Sables du Temps
Les jeux vidéo Mortal Kombay, Resident Evil, Hitman, Max Payne et Tomb Raider ont tous eu droit à leurs adaptations cinématographiques. Parfois moins bien réussi que d'autres, ses productions ciblent plus souvent un public avide d'action en continu que la bénédiction des critiques. Cette fois-ci, Jordan Mechner, l'homme derrière le jeu Prince of Persia, devient l'un des seuls concepteurs de jeux vidéo à adapter sa propre oeuvre pour le grand écran. Produit par Jerry Bruckheimer, l'homme derrière les films Pirates des Caraïbes et réalisé par Mike Newell, le film raconte l'histoire de Dastan (Jake Gyllenhall), un orphelin adopté par le roi de Perse, qui lutte contre son oncle menaçant (Ben Kingsley) de prendre possession du monde aidé d'une dague au sable magique qui a comme pouvoir de remonter le temps.Jouant la plupart du temps des rôles plus dramatiques, Gyllenhaal incarne cette fois-ci le héros d'un film d'action. Pourtant atypique à ce genre, l'acteur avec une statures beaucoup plus imposante qu'à l'habitude et un look ressemblant fortement au personnage du jeu en met plein la vue. En princesse Tamina, Gemma Arterton livre une performance supérieur que dans son précédant l'horrible Le Choc des Titans en amenant beaucoup plus de caractère à son personnage. Dans le rôle de l'oncle Nizam, Kingsley est crédible dans son double-jeu de bon et de méchant. Si l'on se fit à son plus grand rôle dans Ghandi, l'acteur démontre avec talent qu'il peut jouer n'importe quel types de personnages.
Entraînant, le film parvient à maintenir un bon rythme du début à la fin. Enchaînant batailles et cascades aidé de David Belle (Banlieue 13), l'un des créateurs du sport extrème "Parkour", ses exploits athlétiques reproduises à la perfection une ambiance de jeu vidéo. Avec une photographie reproduisant avec talent la chaleur des déserts d'Arabie, le film suprend également au point du vue visuel. Avec un excellant travail de la part de l'équipe technique du film, on remarque tout de même les grosses pattes du producteur Bruckheimer sur pratiquement chaque scènes d'actions (nombre infini de ralentis, montage hyperactif, et effets spéciaux à couper le souffle). Avec tout cet impressionant brouhaha, la touche personnelle de Newell semble avoir été quelque peu compromise.
Concernant le scénario, tout semble bien fonctionner. Seul petit hic, un manque de développement du côté de la fameuse dague se fait parfois sentir. Agissant en pure "McGuffin", très peu de détails son fourni sur l'origine de son pouvoir magique, ainsi que sur la motivation soudaine de Nizam de s'en emparare. En quoi la dague peut-il l'aider dans sa quète? Aucune idée, la seule chose que l'on sait, c'est qui'il est prête à tout pour l'avoir en sa possession. Les moments dans lesquels apparaît le Sheikh Amar sont l'épine du pied du film. Le problème n'est pas son interprète Alfred Molina qui est pourtant bien choisi pour le rôle, mais plutôt tout ce qui entoure ce ridicule personnage qui aurai dû être complètement retravailler.
En bref, une adaptation de jeu vidéo réussi, ainsi qu'un divertissement assuré qui se mêle avec perfection en cette saison estivale rempli de films qui se battent en duel pour le prix du plus gros "Blockbuster".
Note: ***/5
Cinéman aime:
- Un très bon choix de casting pour chacun des personnages
- Un scénario digne d'un jeu vidéo d'aventure
- Un excellant divertissement au rythme endiablé
- L'insuportable personnage d'Alfred Molina
- Un développement plutôt faible de l'histoire de la dague
Bande-Annonce:
vendredi 14 mai 2010
Critique: Robin des Bois
Raconter maintes fois dans de nombreux films tel que Les Aventures de Robin des Bois de Michael Curtiz et Robin des Bois: Prince des Voleurs de Kevin Reynolds, c'est au tour du surestimer Ridley Scott (Gladiateur) d'apporter sa propre vision du célèbre hors-la-loi à l'écran. Mettant en vedette les gagnants d'Oscar Russell Crowe (Gladiateur) et Cate Blanchett (Elizabeth) dans les rôles respectifs de Robin et Marianne, Robin des Bois raconte comment un des archers du roi Arthur Coeur de Lion devint le héros connu de tous.
Autrefois intitulé Nottingham durant sa pré-production, le film aurait dû conserver son titre initiale. N'ayant rien à voir avec le Robin vivant dans la forêt de Sherwood avec ses joyeux compagnons, le scénario écrit par Brian Helgeland (Mystic River) se concentre sur l'origine du personnage. Raconter sous fond de la troisième croisade du 12ème siècle, l'histoire explique comment Robin Longstride, devient Robin Loxley, pour devenir enfin Robin des Bois. Concervant un bon rythme dès le début, le film commence à ralentir dans sa deuxième moitié.
Incorporant incohérences historiques et mélodrame à la relation houleuse entre Robin et Marianne, le film ne s'appui que sur quelques scènes intéressante avec l'acteur Max Von Sydow (L'Exorciste). Dans le rôle le mieux développer du film, Von Sydow interprète avec talent Sir Walter Loxley, l'homme qui révèlera le passé trouble de Robin. Pour ce qui est des anachronismes, la bataille finale opposant les anglais aux français en est un exemple. Rappelant étrangement le débarquement des troupes alliées dans Il Faut Sauver le Soldat Ryan de Steven Spielberg, les images de cet affrontement sont composées presque uniquement de ralentis et d'images de synthèse. Avec un budget colossal dépassant les 200 millions de dollars, le film met davantage l'emphase sur le visuel plutôt que sur le contenu.
Laissant de côté les collants verts d'Errol Flynn et le mauvais accent anglais de Kevin Costner, Crowe reprend son look de Maximus dans Gladiateur. Égale à lui-même, l'acteur australien ne fait qu'essayer de reproduire sa célèbre performance qui lui valu un Oscar en 2000. Formant un duo mal assorti avec la talentueuse Cate Blanchett, Crowe n'est que l'homme qui accomapagne sa douce au lieu du contraire. Comme mentionné plus haut, Von Sydow est sans aucun doute l'acteur qui amène le plus de profondeur à son personnage.
Ridley Scott espère développer une franchise viable suite au succès potentiel de Robin des Bois. Malgré ses critiques défavorables à Cannes, le film semble tout de même attirer les curieux. Le célèbre archer saura-t-il atteindre sa cible?
Cinéman a aimé:
- Le jeu de Max Von Sydow
Cinéman a moins aimé:
- Les longueurs
- L'espoir insatiable de Ridley Scott d'en faire un Gladiateur 2
Bande-Annonce:
vendredi 7 mai 2010
Critique: Iron Man 2
Avec l'engouement des cinéphiles face au premier Iron Man, les studios Marvel se devait de livrer la marchandise à nouveau. Avec des recettes mondiales excédant les 500 millions de dollars, une suite des aventures du justicer à l'armure d'acier était donc plus que probable. S'imposant en tant que tout premier blockbuster de la saison estivale, ce film réunit à nouveau Jon Favreau, réalisateur du premier de la série, ainsi que l'acteur Robert Downey Jr. de retour dans la peau du milliardaire Tony Stark. Sachant que le monde entier connaît maintenant son indentité secrète, Stark refuse de donner les détails sur la composition de son armure à l'insistante armée Américaine. Avec l'aide de son ami le Colonel James Rhodes (Don Cheadle) et de son assistante Pepper Potts (Gwyneth Paltrow), Stark tentera d'échapper aux griffes d'ennemis redoutables.- Quelques moments ridicules
Bande-Annonce:
vendredi 2 avril 2010
Critique: Le Choc des Titans
Comment ne pas se souvenir du Choc des Titans de 1981 et des ses effets spéciaux plutôt archaïques. Un nouvelle version débarque dur les écrans en Amérique du Nord le 2 avril 2010, utilisant la technique RealD 3D. Mis en scène par Louis Leterrier, l'un des protégés de Luc Besson, ce remake met en vedette Sam Worthington, Gemma Arterton, Liam Neeson et Ralph Fiennes. Basé sur la mythologie, ce film raconte l'histoire du fils oublié de Zeus, Persée. À travers diverse épreuves, ce dernier tentera de sauver les humains des griffes du diabolique Hadès, frère de Zeus, qui livre une bataille afin de régner sur le monde.Réalisateur de L'Incroyable Hulk et de Transporteur 2, Leterrier est bien connu pour ses scènes d'action captivante. Grand amateur de lère version de 1981 du Choc des Titans, Leterrier semblait être le candidat idéal pour donner un souffle nouveau à cette épopée de la mythologie grecque.
Sam Worthington fait preuve d'un jeu plutôt limité dans son interprétation de Persée, sauveur d'Argos. L'acteur démontre peu d'émotions pendant toute la durée du film. Prononçant quelques lignes insignifiantes tel un lecteur de nouvelles aidé d'un télésouffleur, la performance de Worthington déçoit. Gemma Arterton, quand à elle, dans le rôle d'Io, livre une performance convaincante par son jeu posé, mais qui manque parfois un peu de mordant. Le grand Liam Neeson dans le rôle de Zeus se trouve malheureusement ridiculisé dans son accoutrement scintillant. Sa perruque et sa fausse barbe lui enlève toute crédibilité. La performance de Ralph Fiennes est cependant à soulignée. Dans le rôle d'Hadès, Fiennes livre une bonne interprétation par son jeu théatrale et dramatique.
Du côté technique, la qualité visuelle du film est ternie par des effets 3D inefficaces, inutiles et étourdissants. La technologie 3D dont les premiers essais datent des années des frères Lumièresm n'est pas encore au point. En raison des maux de têtes, des nausées ainsi qu'un dépense supplémentaires au cinéma, la version 2D est sans aucun doute plus recommandée. Pour ceux qui expriment les mêmes réticences à l'égard du 3D, je recommande un article intéressant du critique américain Roger Ebert sur les effets néfastes de ce procédé visuel (lien en bas de page). L'image du Choc des Titans est souvent trop sombre voir même floue. L'action est parfois même peu percevables. Cette technique est utilisée de façon à cacher certains effets spéciaux laissant parfois à désirer. Le réalisateur qui souhaitait recréer une atmosphère similaire au film de 1981 doit être satisfait. Mission Accomplie Monsieur Leterrier! Je tiens à offrir une mention très spéciale (noté le sarcasme) au personnage de Médusa, ayant pour tête le joli visage du mannequin russe Natalia Vodianova, dont le corps est entièrement conçu digitalenebt. Très décevant.
Le scénario, quant à lui, ne tient pas compte de la véritable histoir de Persée. Beaucoup de modifications ont été apportées. L'origine de la naissance de Persée, le destin de son père, le personnage fictif d'Io, l'abscence d'une histoire d'amour entre Persée et la princess Andromède ainsi que Pégase le cheval blanc ailé devenu noir. Demeurant peu fidèle à l'histoire du héro à l'épée magique et à la force surhumaine, le scénario de cette nouvelle version apporte peu.
Le Choc des Titans n'est pas, espérons-le, la version définitive de cette aventure mythologique. Un film décevant qui aurait pu nous surprendre.
Note: */5
Point fort:
- La performance de Ralph Fiennes
Points faibles:
- Les peformance de Sam Worthington et de Liam Neeson
- Des effets spéciaux très peu convaincants
- Du 3D pas du tout au point qui donne le mal de mer
- Les changement apportés au mythe grec
Article de Roger Ebert (anglais seulement)
Bande-Annonce:
vendredi 5 mars 2010
Critique: Alice au Pays des Merveilles
Alice rend visite au pays de Tim BurtonImages fantasmagoriques, atmosphère gothique et personnager fantastiques, voìlà quelques éléments récurrents de l'univers de Tim Burton. Connu pour ses films à humour noir tels que Beetlejuice, Edward aux Mains d'Argent et Batman, le talentueux réalisateur posséde en effet plusieurs affinités avec l'écrivain anglais Lewis Carroll. Burton porte ici à l'écran une version adapté à sa façon du conte de Carroll "Alice au Pays des Merveilles" et de sa suite "De l'Autre Côté du Mirroir". Une jeux fille de 19 ans ne se sentant pas à sa place au sein de la bourgeoisie anglaise, retourne malgré elle dans le pays de merveilles, un monde qu'elle connu étant petite. Attendu sur les écrans Nord-Américains le 5 mars 2010, Alice aux Pays des Merveilles met en vedette Johnny Depp, Helena Bonham-Carter, Anne Hathaway et Mia Wasikowska.
Composé d'une distribution au talent exceptionnel, chaques acteurs et actrices sont plus qu'à la hauteur. En Chapelier Fou, Depp est époustouflant du début à la fin. L'acteur qui en est à sa septième collaboration avec Burton, est parfait pour ce personnage excentrique. Enchaînant plusieurs répliques de "non-sens" avec un fort accent délirant, on comprend pourquoi le réalisateur ne se lasse pas d'utiliser les talents infinis de Depp. Dans le rôle de la Reine Blanche, Hathaway surprend. Jouant un personnage zen et sans la moindre haine, cette dernière démontre avec humour de légères failles colériques. Choisie pour interpréter Alice, la jeune Mia Wasikowska presque inconnu du publique, est une révélation. Très talentueuse et d'une grande aisance, l'actrice promet. Malgré tout cet engouement, Wasikowska, pour ma part, n'a pas ce qu'on pourrait appeller "l'étincelle d'Alice". J'aurais plutôt opté pour la chanteuse américaine Taylor Swift aux allures beaucoup plus princière que cette dernière. Jugez-en par vous-mêmes en cliquant ici pour voir sa photo.
Pour ce qui est du scénario, Burton opte plutôt pour une sorte de quête au lieu de la découverte d'un monde comme dans le conte de Carroll. Ne ressemblant souvent que très peu à l'histoire orginale, le film prend une direction différente en donnant plus d'importance aux personnages en guidant Alice dans son aventure. Pourant entraînante et imaginative, cette "mise à jour" déçoit pour ce qui est de la fidélité de l'adaptation du conte.
Bien que tourné en "live-action", le film est également composée d'images de synthèses que ne laissent pas indifférent. La plupart des personnages connus du conte tel que le lapin blanc et le chat du Cheshire en sont des exemples. Les paysages composés d'arbres tordus et autres végétaux démesurées connus de l'environnement Burtonienne, en sont l'âme du film. Avec beaucoup de textures et donnant une belle profondeur à l'image, le travail accompli en ce domaine devrait être pressenti aux Oscars de l'an prochain.
La photographie du film est tout simplement époustouflante, surtout lorsque celle-ci s'adapte aux différents lieux du film. En effet, l'image prend des teintes rougeâtres lorsqu'Alice se trouve dans le palais de la reine rouge, blanche dans celui de la reine blanche et vice-versa. Les chois du réalisateur en matière d'esthétisme est époustouflant du début à la fin.
Présenté dans la plupart des salles de cinéma en 3D, j'ai cependant décidé d'assister à la version 2D dû à ma réticence envers ce procédé visuel. De très grande qualité, Alice au Pays des Merveilles garenti un plaisir assuré autant pour les grands que pour les petits. Seul petit hic, la durée du film est malheureusement trop courte: 100 minutes. On sent que Burton eut les pieds liés par les studios Disney, histoire de couper court sur le développement de l'histoire et plutôt se concentrer sur les artifices. Un peu désolant. Malgré tout, du grand Tim Burton.
Note: ****/5
Bande-Annonce: