Les jeux vidéo Mortal Kombay, Resident Evil, Hitman, Max Payne et Tomb Raider ont tous eu droit à leurs adaptations cinématographiques. Parfois moins bien réussi que d'autres, ses productions ciblent plus souvent un public avide d'action en continu que la bénédiction des critiques. Cette fois-ci, Jordan Mechner, l'homme derrière le jeu Prince of Persia, devient l'un des seuls concepteurs de jeux vidéo à adapter sa propre oeuvre pour le grand écran. Produit par Jerry Bruckheimer, l'homme derrière les films Pirates des Caraïbes et réalisé par Mike Newell, le film raconte l'histoire de Dastan (Jake Gyllenhall), un orphelin adopté par le roi de Perse, qui lutte contre son oncle menaçant (Ben Kingsley) de prendre possession du monde aidé d'une dague au sable magique qui a comme pouvoir de remonter le temps.Jouant la plupart du temps des rôles plus dramatiques, Gyllenhaal incarne cette fois-ci le héros d'un film d'action. Pourtant atypique à ce genre, l'acteur avec une statures beaucoup plus imposante qu'à l'habitude et un look ressemblant fortement au personnage du jeu en met plein la vue. En princesse Tamina, Gemma Arterton livre une performance supérieur que dans son précédant l'horrible Le Choc des Titans en amenant beaucoup plus de caractère à son personnage. Dans le rôle de l'oncle Nizam, Kingsley est crédible dans son double-jeu de bon et de méchant. Si l'on se fit à son plus grand rôle dans Ghandi, l'acteur démontre avec talent qu'il peut jouer n'importe quel types de personnages.
Entraînant, le film parvient à maintenir un bon rythme du début à la fin. Enchaînant batailles et cascades aidé de David Belle (Banlieue 13), l'un des créateurs du sport extrème "Parkour", ses exploits athlétiques reproduises à la perfection une ambiance de jeu vidéo. Avec une photographie reproduisant avec talent la chaleur des déserts d'Arabie, le film suprend également au point du vue visuel. Avec un excellant travail de la part de l'équipe technique du film, on remarque tout de même les grosses pattes du producteur Bruckheimer sur pratiquement chaque scènes d'actions (nombre infini de ralentis, montage hyperactif, et effets spéciaux à couper le souffle). Avec tout cet impressionant brouhaha, la touche personnelle de Newell semble avoir été quelque peu compromise.
Concernant le scénario, tout semble bien fonctionner. Seul petit hic, un manque de développement du côté de la fameuse dague se fait parfois sentir. Agissant en pure "McGuffin", très peu de détails son fourni sur l'origine de son pouvoir magique, ainsi que sur la motivation soudaine de Nizam de s'en emparare. En quoi la dague peut-il l'aider dans sa quète? Aucune idée, la seule chose que l'on sait, c'est qui'il est prête à tout pour l'avoir en sa possession. Les moments dans lesquels apparaît le Sheikh Amar sont l'épine du pied du film. Le problème n'est pas son interprète Alfred Molina qui est pourtant bien choisi pour le rôle, mais plutôt tout ce qui entoure ce ridicule personnage qui aurai dû être complètement retravailler.
En bref, une adaptation de jeu vidéo réussi, ainsi qu'un divertissement assuré qui se mêle avec perfection en cette saison estivale rempli de films qui se battent en duel pour le prix du plus gros "Blockbuster".
Note: ***/5
Cinéman aime:
- Un très bon choix de casting pour chacun des personnages
- Un scénario digne d'un jeu vidéo d'aventure
- Un excellant divertissement au rythme endiablé
- L'insuportable personnage d'Alfred Molina
- Un développement plutôt faible de l'histoire de la dague
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