vendredi 14 mai 2010

Critique: Robin des Bois

Prequel, sequel, remake...voilà qui résume une grande majorité des efforts en matière de cinéma Hollywoodien ces derniers temps. En haute saison "blockbusterienne", les grands studios font tout ce qui est en leur pouvoirs pour remplir les salles de cinéma de succès quasi assurés. Au tout début du mois de mai, Robin des Bois ouvrait le festival de Cannes de cette année.

Raconter maintes fois dans de nombreux films tel que Les Aventures de Robin des Bois de Michael Curtiz et Robin des Bois: Prince des Voleurs de Kevin Reynolds, c'est au tour du surestimer Ridley Scott (Gladiateur) d'apporter sa propre vision du célèbre hors-la-loi à l'écran. Mettant en vedette les gagnants d'Oscar Russell Crowe (Gladiateur) et Cate Blanchett (Elizabeth) dans les rôles respectifs de Robin et Marianne, Robin des Bois raconte comment un des archers du roi Arthur Coeur de Lion devint le héros connu de tous.

Autrefois intitulé Nottingham durant sa pré-production, le film aurait dû conserver son titre initiale. N'ayant rien à voir avec le Robin vivant dans la forêt de Sherwood avec ses joyeux compagnons, le scénario écrit par Brian Helgeland (Mystic River) se concentre sur l'origine du personnage. Raconter sous fond de la troisième croisade du 12ème siècle, l'histoire explique comment Robin Longstride, devient Robin Loxley, pour devenir enfin Robin des Bois. Concervant un bon rythme dès le début, le film commence à ralentir dans sa deuxième moitié.

Incorporant incohérences historiques et mélodrame à la relation houleuse entre Robin et Marianne, le film ne s'appui que sur quelques scènes intéressante avec l'acteur Max Von Sydow (L'Exorciste). Dans le rôle le mieux développer du film, Von Sydow interprète avec talent Sir Walter Loxley, l'homme qui révèlera le passé trouble de Robin. Pour ce qui est des anachronismes, la bataille finale opposant les anglais aux français en est un exemple. Rappelant étrangement le débarquement des troupes alliées dans Il Faut Sauver le Soldat Ryan de Steven Spielberg, les images de cet affrontement sont composées presque uniquement de ralentis et d'images de synthèse. Avec un budget colossal dépassant les 200 millions de dollars, le film met davantage l'emphase sur le visuel plutôt que sur le contenu.

Laissant de côté les collants verts d'Errol Flynn et le mauvais accent anglais de Kevin Costner, Crowe reprend son look de Maximus dans Gladiateur. Égale à lui-même, l'acteur australien ne fait qu'essayer de reproduire sa célèbre performance qui lui valu un Oscar en 2000. Formant un duo mal assorti avec la talentueuse Cate Blanchett, Crowe n'est que l'homme qui accomapagne sa douce au lieu du contraire. Comme mentionné plus haut, Von Sydow est sans aucun doute l'acteur qui amène le plus de profondeur à son personnage.

Ridley Scott espère développer une franchise viable suite au succès potentiel de Robin des Bois. Malgré ses critiques défavorables à Cannes, le film semble tout de même attirer les curieux. Le célèbre archer saura-t-il atteindre sa cible?


Cinéman a aimé:

- Le jeu de Max Von Sydow

Cinéman a moins aimé:

- Les longueurs
- L'espoir insatiable de Ridley Scott d'en faire un Gladiateur 2
- De minables acteurs de soutien

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