vendredi 16 juillet 2010

Critique: Inception

Depuis Following, sa toute première oeuvre paru en 1998, le cinéaste Christopher Nolan ne cesse d'impressioner. Enchaînant autant de succès au box-office qu'auprès des critiques avec des films tel que Memento, Le Prestige ou encore The Dark Knight, Nolan a maintenant sa place parmi les plus grands. Depuis le début de l'été 2010, les méga-productions estivales ne font que décevoir et les cinéphiles attendent avec impatience Inception. Ce film que l'on qualifie souvent comment étant "le film le plus attendu de l'année", pourrait être le film qui sauvera l'un des pires été d'Hollywood.

L'histoire suit Dom Cobb (Leonardo DiCaprio), un extracteur qui dirige un groupe de spécialistes ayant la capacité de pénétrer à l'intérieur des rêves des gens pour en extirper des informations secrètes. Souvent utilisé à des fins d'espionnage industriel, ses talents lui couteront la perte de sa famille ainsi que son droit de vivre dans son Amérique natal. Un riche homme d'affaire nommé Saïto (Ken Watanabe), lui promet de rendre à Cobb ce qui lui fût enlevé en échange d'un travail risqué.

La première tâche que demande Cobb à Adriadne (Elle Page) lors de son test est de construire un labyrinthe. A partir de ce moment, Nolan nous transporte dans un monde des plus complexes: les méandres des rêves. Utilisant des méthodes narratives rappelant parfois The Matrix ou encore Flatliners, le film ne cesse de surprendre. Contrairement aux effets spéciaux et relentis utiliser seulement à des fins tape à l'oeil, Nolan n'utilise ses derniers que lorsqu'ils sont nécessairent à l'avancement de l'histoire. Combinant avec brio ses effets spéciaux hallucinants à un scénario à rebondissements assurés, les spectateurs ne tarderont pas à être ébahi devant Inception.

Composé d'une distribution des plus talentueuses, on pourrait sous-entendre que les personnages ont été cousus sur le dois des ses interprètes. DiCaprio livre ici l'une de ses plus grandes performances en incarnant avec perfection un homme prit au piège dans son propre labyrinthe intérieur. Chaque autre membre du casting possède une personnalité bien à eux qui convient à chacun des acteurs et actrices de renom. Bien que dénigrer depuis plus d'une décennie, Tom Berenger surprend par son jeu aux multiples facettes. La musique de Hans Zimmer est silencieuse mais omniprésente et accompagne parfaitement les émotions ressentie par les personnages. Sans cette bande sonore si significative, le film ne serait plus le même.

Certains compareront Nolan à Stanley Kubrick ou d'autres maîtres du septième art. Je préfère le décrire comme étant unique en son genre. Suite au succès montre de The Dark Knight, Nolan c'est vu la chance d'obtenir une faveur de la part des studios Warner en finançant généreusement un film qui n'a pourtant rien du traditionnel film à grand déploiements. Avec un tel résultat, les hauts dirigeants du légendaire studio pourront ce réjouir et donner plein pouvoir à Nolan pour son prochain projet temporairement intitulé Batman 3, prévu pour l'été 2012.

Note: *****/5
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