vendredi 28 mai 2010

Critique: Prince of Persia: Les Sables du Temps

Les jeux vidéo Mortal Kombay, Resident Evil, Hitman, Max Payne et Tomb Raider ont tous eu droit à leurs adaptations cinématographiques. Parfois moins bien réussi que d'autres, ses productions ciblent plus souvent un public avide d'action en continu que la bénédiction des critiques. Cette fois-ci, Jordan Mechner, l'homme derrière le jeu Prince of Persia, devient l'un des seuls concepteurs de jeux vidéo à adapter sa propre oeuvre pour le grand écran. Produit par Jerry Bruckheimer, l'homme derrière les films Pirates des Caraïbes et réalisé par Mike Newell, le film raconte l'histoire de Dastan (Jake Gyllenhall), un orphelin adopté par le roi de Perse, qui lutte contre son oncle menaçant (Ben Kingsley) de prendre possession du monde aidé d'une dague au sable magique qui a comme pouvoir de remonter le temps.

Jouant la plupart du temps des rôles plus dramatiques, Gyllenhaal incarne cette fois-ci le héros d'un film d'action. Pourtant atypique à ce genre, l'acteur avec une statures beaucoup plus imposante qu'à l'habitude et un look ressemblant fortement au personnage du jeu en met plein la vue. En princesse Tamina, Gemma Arterton livre une performance supérieur que dans son précédant l'horrible Le Choc des Titans en amenant beaucoup plus de caractère à son personnage. Dans le rôle de l'oncle Nizam, Kingsley est crédible dans son double-jeu de bon et de méchant. Si l'on se fit à son plus grand rôle dans Ghandi, l'acteur démontre avec talent qu'il peut jouer n'importe quel types de personnages.

Entraînant, le film parvient à maintenir un bon rythme du début à la fin. Enchaînant batailles et cascades aidé de David Belle (Banlieue 13), l'un des créateurs du sport extrème "Parkour", ses exploits athlétiques reproduises à la perfection une ambiance de jeu vidéo. Avec une photographie reproduisant avec talent la chaleur des déserts d'Arabie, le film suprend également au point du vue visuel. Avec un excellant travail de la part de l'équipe technique du film, on remarque tout de même les grosses pattes du producteur Bruckheimer sur pratiquement chaque scènes d'actions (nombre infini de ralentis, montage hyperactif, et effets spéciaux à couper le souffle). Avec tout cet impressionant brouhaha, la touche personnelle de Newell semble avoir été quelque peu compromise.

Concernant le scénario, tout semble bien fonctionner. Seul petit hic, un manque de développement du côté de la fameuse dague se fait parfois sentir. Agissant en pure "McGuffin", très peu de détails son fourni sur l'origine de son pouvoir magique, ainsi que sur la motivation soudaine de Nizam de s'en emparare. En quoi la dague peut-il l'aider dans sa quète? Aucune idée, la seule chose que l'on sait, c'est qui'il est prête à tout pour l'avoir en sa possession. Les moments dans lesquels apparaît le Sheikh Amar sont l'épine du pied du film. Le problème n'est pas son interprète Alfred Molina qui est pourtant bien choisi pour le rôle, mais plutôt tout ce qui entoure ce ridicule personnage qui aurai dû être complètement retravailler.

En bref, une adaptation de jeu vidéo réussi, ainsi qu'un divertissement assuré qui se mêle avec perfection en cette saison estivale rempli de films qui se battent en duel pour le prix du plus gros "Blockbuster".

Note: ***/5

Cinéman aime:

  • Un très bon choix de casting pour chacun des personnages
  • Un scénario digne d'un jeu vidéo d'aventure
  • Un excellant divertissement au rythme endiablé
Cinéman n'aime pas:

  • L'insuportable personnage d'Alfred Molina
  • Un développement plutôt faible de l'histoire de la dague


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vendredi 14 mai 2010

Critique: Robin des Bois

Prequel, sequel, remake...voilà qui résume une grande majorité des efforts en matière de cinéma Hollywoodien ces derniers temps. En haute saison "blockbusterienne", les grands studios font tout ce qui est en leur pouvoirs pour remplir les salles de cinéma de succès quasi assurés. Au tout début du mois de mai, Robin des Bois ouvrait le festival de Cannes de cette année.

Raconter maintes fois dans de nombreux films tel que Les Aventures de Robin des Bois de Michael Curtiz et Robin des Bois: Prince des Voleurs de Kevin Reynolds, c'est au tour du surestimer Ridley Scott (Gladiateur) d'apporter sa propre vision du célèbre hors-la-loi à l'écran. Mettant en vedette les gagnants d'Oscar Russell Crowe (Gladiateur) et Cate Blanchett (Elizabeth) dans les rôles respectifs de Robin et Marianne, Robin des Bois raconte comment un des archers du roi Arthur Coeur de Lion devint le héros connu de tous.

Autrefois intitulé Nottingham durant sa pré-production, le film aurait dû conserver son titre initiale. N'ayant rien à voir avec le Robin vivant dans la forêt de Sherwood avec ses joyeux compagnons, le scénario écrit par Brian Helgeland (Mystic River) se concentre sur l'origine du personnage. Raconter sous fond de la troisième croisade du 12ème siècle, l'histoire explique comment Robin Longstride, devient Robin Loxley, pour devenir enfin Robin des Bois. Concervant un bon rythme dès le début, le film commence à ralentir dans sa deuxième moitié.

Incorporant incohérences historiques et mélodrame à la relation houleuse entre Robin et Marianne, le film ne s'appui que sur quelques scènes intéressante avec l'acteur Max Von Sydow (L'Exorciste). Dans le rôle le mieux développer du film, Von Sydow interprète avec talent Sir Walter Loxley, l'homme qui révèlera le passé trouble de Robin. Pour ce qui est des anachronismes, la bataille finale opposant les anglais aux français en est un exemple. Rappelant étrangement le débarquement des troupes alliées dans Il Faut Sauver le Soldat Ryan de Steven Spielberg, les images de cet affrontement sont composées presque uniquement de ralentis et d'images de synthèse. Avec un budget colossal dépassant les 200 millions de dollars, le film met davantage l'emphase sur le visuel plutôt que sur le contenu.

Laissant de côté les collants verts d'Errol Flynn et le mauvais accent anglais de Kevin Costner, Crowe reprend son look de Maximus dans Gladiateur. Égale à lui-même, l'acteur australien ne fait qu'essayer de reproduire sa célèbre performance qui lui valu un Oscar en 2000. Formant un duo mal assorti avec la talentueuse Cate Blanchett, Crowe n'est que l'homme qui accomapagne sa douce au lieu du contraire. Comme mentionné plus haut, Von Sydow est sans aucun doute l'acteur qui amène le plus de profondeur à son personnage.

Ridley Scott espère développer une franchise viable suite au succès potentiel de Robin des Bois. Malgré ses critiques défavorables à Cannes, le film semble tout de même attirer les curieux. Le célèbre archer saura-t-il atteindre sa cible?


Cinéman a aimé:

- Le jeu de Max Von Sydow

Cinéman a moins aimé:

- Les longueurs
- L'espoir insatiable de Ridley Scott d'en faire un Gladiateur 2
- De minables acteurs de soutien

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vendredi 7 mai 2010

Critique: Iron Man 2

Avec l'engouement des cinéphiles face au premier Iron Man, les studios Marvel se devait de livrer la marchandise à nouveau. Avec des recettes mondiales excédant les 500 millions de dollars, une suite des aventures du justicer à l'armure d'acier était donc plus que probable. S'imposant en tant que tout premier blockbuster de la saison estivale, ce film réunit à nouveau Jon Favreau, réalisateur du premier de la série, ainsi que l'acteur Robert Downey Jr. de retour dans la peau du milliardaire Tony Stark. Sachant que le monde entier connaît maintenant son indentité secrète, Stark refuse de donner les détails sur la composition de son armure à l'insistante armée Américaine. Avec l'aide de son ami le Colonel James Rhodes (Don Cheadle) et de son assistante Pepper Potts (Gwyneth Paltrow), Stark tentera d'échapper aux griffes d'ennemis redoutables.

En plus de ramener Downey Jr. et Paltrow dans leurs rôles respectifs, Iron Man 2 se compose également d'une talentueuse distribution de soutien. Reprenant le rôle laissé par Terrence Howard dans le premier film suite à des malentendus financier avec les studios Paramount, Don Cheadle surpasse de très loin son prédécesseur. Amenant un équilibre à l'excentrique Stark, Cheadle interpète avec brio son personnage d'homme de loi. Sérieux et droit, l'acteur a beaucoup plus d'assurence et donne plus de profondeur à Rhodes, ce que Howard ne parvenu pas à accomplir. Suite à son retour triomphant avec sa mise en nomination aux Oscars de 2009, Mickey Rourke continu sa percée. Incarnant ici le criminel Ivan Vanko, ce dernier cherche à vanger la mémoire de son père qui ne connut pas un succès similaire à celui de son ancien collaborateur Howard Stark, le père de Tony. Sans être une référence en matière d'art dramatique, Rourke est sans aucun doute très crédible au point de vue physique. Avec sa musculature imposante et son look d'enfer, l'acteur a l'apparence d'un vilain de comic-book. Dans la peau du magnat des armes Justin Hammer, Sam Rockwell livre une excellente performance. Interprétant avec beacoup d'aisance un homme riche extravagant un peu disjoncté, Rockwell est brillant en méchant avec pour seul arme, son immense richesse et son influence. De l'autre côté de la médaille ce trouve Scarlett Johansson en Natasha Rushman, la nouvelle assistante de Stark. Malgré son talent, la belle livre une performance monotone, sans vie, et se trouve à n'être malheureusement pas plus que "la fille sexy du film".

Étant un film de superhéros, les effets spéciaux sont bien sûr de mise pour en mettre plein la vue. Leur qualité est supérieur à un point tel qu'on oublie parfois qu'ils sont faux. Du début jusqu'à la fin ils ne cessent d'impressioner. Bien qu'époustouflant, les effets spéciaux sont parfois peu percevables dû à une utilisation excessive de la "shaky-cam" lors de certaines scènes d'action. Voyez-le par vous-mêmes dans la scène d'introduction du héros lors d'un vol planer, et durant les premiers efforts de combat de Miss Johansson. Un peu trop étourdissant. Par contre, le montage énergique du film avec ses prises n'excédant que peu souvent les cinq secondes, réussit à maintenir uun rythme non-stop du début à la fin. Malgré ses bonnes scènes d'action, le film a souvent quelques moment qui auraient dû rester sur la table de montage. Sans gâcher tout effet de suprises, notez bien la querelle entre Rhodes et Stark duran l'anniversaire de ce dernier. Ou encore, lorsqu'en portant son armure, Stark déguste un beignet géant. Hmm, pas sûr.

Sans être Le Parrain 2 ou encore The Dark Knight, Iron Man 2 est malgré ses quelques points négatifs, une bonne suite. Avec sa distribution de choix, son scénario bien ficelé est ses superbes effets spéciaux, les fans du héros à l'armure rouge en redemanderont. Pour ceux qui ne se sentiront pas suffisamment rassasier, je vous conseille de rester jusqu'à la toute fin du générique.


Note: ***/5


Cinéman aime:

- la talentueuse distribution
- les effets spéciaux d'un grand réalisme
- une réalisation efficace

Cinéman n'aime pas:

- Scarlett Johansson n'est que physiquement au rendez-vous
- Quelques moments ridicules
- Des caméras par moments un peu trop hyperactives

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vendredi 2 avril 2010

Critique: Le Choc des Titans

Comment ne pas se souvenir du Choc des Titans de 1981 et des ses effets spéciaux plutôt archaïques. Un nouvelle version débarque dur les écrans en Amérique du Nord le 2 avril 2010, utilisant la technique RealD 3D. Mis en scène par Louis Leterrier, l'un des protégés de Luc Besson, ce remake met en vedette Sam Worthington, Gemma Arterton, Liam Neeson et Ralph Fiennes. Basé sur la mythologie, ce film raconte l'histoire du fils oublié de Zeus, Persée. À travers diverse épreuves, ce dernier tentera de sauver les humains des griffes du diabolique Hadès, frère de Zeus, qui livre une bataille afin de régner sur le monde.

Réalisateur de L'Incroyable Hulk et de Transporteur 2, Leterrier est bien connu pour ses scènes d'action captivante. Grand amateur de lère version de 1981 du Choc des Titans, Leterrier semblait être le candidat idéal pour donner un souffle nouveau à cette épopée de la mythologie grecque.


Sam Worthington fait preuve d'un jeu plutôt limité dans son interprétation de Persée, sauveur d'Argos. L'acteur démontre peu d'émotions pendant toute la durée du film. Prononçant quelques lignes insignifiantes tel un lecteur de nouvelles aidé d'un télésouffleur, la performance de Worthington déçoit. Gemma Arterton, quand à elle, dans le rôle d'Io, livre une performance convaincante par son jeu posé, mais qui manque parfois un peu de mordant. Le grand Liam Neeson dans le rôle de Zeus se trouve malheureusement ridiculisé dans son accoutrement scintillant. Sa perruque et sa fausse barbe lui enlève toute crédibilité. La performance de Ralph Fiennes est cependant à soulignée. Dans le rôle d'Hadès, Fiennes livre une bonne interprétation par son jeu théatrale et dramatique.

Du côté technique, la qualité visuelle du film est ternie par des effets 3D inefficaces, inutiles et étourdissants. La technologie 3D dont les premiers essais datent des années des frères Lumièresm n'est pas encore au point. En raison des maux de têtes, des nausées ainsi qu'un dépense supplémentaires au cinéma, la version 2D est sans aucun doute plus recommandée. Pour ceux qui expriment les mêmes réticences à l'égard du 3D, je recommande un article intéressant du critique américain Roger Ebert sur les effets néfastes de ce procédé visuel (lien en bas de page). L'image du Choc des Titans est souvent trop sombre voir même floue. L'action est parfois même peu percevables. Cette technique est utilisée de façon à cacher certains effets spéciaux laissant parfois à désirer. Le réalisateur qui souhaitait recréer une atmosphère similaire au film de 1981 doit être satisfait. Mission Accomplie Monsieur Leterrier! Je tiens à offrir une mention très spéciale (noté le sarcasme) au personnage de Médusa, ayant pour tête le joli visage du mannequin russe Natalia Vodianova, dont le corps est entièrement conçu digitalenebt. Très décevant.

Le scénario, quant à lui, ne tient pas compte de la véritable histoir de Persée. Beaucoup de modifications ont été apportées. L'origine de la naissance de Persée, le destin de son père, le personnage fictif d'Io, l'abscence d'une histoire d'amour entre Persée et la princess Andromède ainsi que Pégase le cheval blanc ailé devenu noir. Demeurant peu fidèle à l'histoire du héro à l'épée magique et à la force surhumaine, le scénario de cette nouvelle version apporte peu.

Le Choc des Titans n'est pas, espérons-le, la version définitive de cette aventure mythologique. Un film décevant qui aurait pu nous surprendre.

Note: */5

Point fort:

  • La performance de Ralph Fiennes

Points faibles:

  • Les peformance de Sam Worthington et de Liam Neeson
  • Des effets spéciaux très peu convaincants
  • Du 3D pas du tout au point qui donne le mal de mer
  • Les changement apportés au mythe grec

Article de Roger Ebert (anglais seulement)



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vendredi 5 mars 2010

Critique: Alice au Pays des Merveilles

Alice rend visite au pays de Tim Burton

Images fantasmagoriques, atmosphère gothique et personnager fantastiques, voìlà quelques éléments récurrents de l'univers de Tim Burton. Connu pour ses films à humour noir tels que Beetlejuice, Edward aux Mains d'Argent et Batman, le talentueux réalisateur posséde en effet plusieurs affinités avec l'écrivain anglais Lewis Carroll. Burton porte ici à l'écran une version adapté à sa façon du conte de Carroll "Alice au Pays des Merveilles" et de sa suite "De l'Autre Côté du Mirroir". Une jeux fille de 19 ans ne se sentant pas à sa place au sein de la bourgeoisie anglaise, retourne malgré elle dans le pays de merveilles, un monde qu'elle connu étant petite. Attendu sur les écrans Nord-Américains le 5 mars 2010, Alice aux Pays des Merveilles met en vedette Johnny Depp, Helena Bonham-Carter, Anne Hathaway et Mia Wasikowska.


Composé d'une distribution au talent exceptionnel, chaques acteurs et actrices sont plus qu'à la hauteur. En Chapelier Fou, Depp est époustouflant du début à la fin. L'acteur qui en est à sa septième collaboration avec Burton, est parfait pour ce personnage excentrique. Enchaînant plusieurs répliques de "non-sens" avec un fort accent délirant, on comprend pourquoi le réalisateur ne se lasse pas d'utiliser les talents infinis de Depp. Dans le rôle de la Reine Blanche, Hathaway surprend. Jouant un personnage zen et sans la moindre haine, cette dernière démontre avec humour de légères failles colériques. Choisie pour interpréter Alice, la jeune Mia Wasikowska presque inconnu du publique, est une révélation. Très talentueuse et d'une grande aisance, l'actrice promet. Malgré tout cet engouement, Wasikowska, pour ma part, n'a pas ce qu'on pourrait appeller "l'étincelle d'Alice". J'aurais plutôt opté pour la chanteuse américaine Taylor Swift aux allures beaucoup plus princière que cette dernière. Jugez-en par vous-mêmes en cliquant ici pour voir sa photo.

Pour ce qui est du scénario, Burton opte plutôt pour une sorte de quête au lieu de la découverte d'un monde comme dans le conte de Carroll. Ne ressemblant souvent que très peu à l'histoire orginale, le film prend une direction différente en donnant plus d'importance aux personnages en guidant Alice dans son aventure. Pourant entraînante et imaginative, cette "mise à jour" déçoit pour ce qui est de la fidélité de l'adaptation du conte.

Bien que tourné en "live-action", le film est également composée d'images de synthèses que ne laissent pas indifférent. La plupart des personnages connus du conte tel que le lapin blanc et le chat du Cheshire en sont des exemples. Les paysages composés d'arbres tordus et autres végétaux démesurées connus de l'environnement Burtonienne, en sont l'âme du film. Avec beaucoup de textures et donnant une belle profondeur à l'image, le travail accompli en ce domaine devrait être pressenti aux Oscars de l'an prochain.

La photographie du film est tout simplement époustouflante, surtout lorsque celle-ci s'adapte aux différents lieux du film. En effet, l'image prend des teintes rougeâtres lorsqu'Alice se trouve dans le palais de la reine rouge, blanche dans celui de la reine blanche et vice-versa. Les chois du réalisateur en matière d'esthétisme est époustouflant du début à la fin.

Présenté dans la plupart des salles de cinéma en 3D, j'ai cependant décidé d'assister à la version 2D dû à ma réticence envers ce procédé visuel. De très grande qualité, Alice au Pays des Merveilles garenti un plaisir assuré autant pour les grands que pour les petits. Seul petit hic, la durée du film est malheureusement trop courte: 100 minutes. On sent que Burton eut les pieds liés par les studios Disney, histoire de couper court sur le développement de l'histoire et plutôt se concentrer sur les artifices. Un peu désolant. Malgré tout, du grand Tim Burton.

Note: ****/5

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