vendredi 5 mars 2010

Critique: Alice au Pays des Merveilles

Alice rend visite au pays de Tim Burton

Images fantasmagoriques, atmosphère gothique et personnager fantastiques, voìlà quelques éléments récurrents de l'univers de Tim Burton. Connu pour ses films à humour noir tels que Beetlejuice, Edward aux Mains d'Argent et Batman, le talentueux réalisateur posséde en effet plusieurs affinités avec l'écrivain anglais Lewis Carroll. Burton porte ici à l'écran une version adapté à sa façon du conte de Carroll "Alice au Pays des Merveilles" et de sa suite "De l'Autre Côté du Mirroir". Une jeux fille de 19 ans ne se sentant pas à sa place au sein de la bourgeoisie anglaise, retourne malgré elle dans le pays de merveilles, un monde qu'elle connu étant petite. Attendu sur les écrans Nord-Américains le 5 mars 2010, Alice aux Pays des Merveilles met en vedette Johnny Depp, Helena Bonham-Carter, Anne Hathaway et Mia Wasikowska.


Composé d'une distribution au talent exceptionnel, chaques acteurs et actrices sont plus qu'à la hauteur. En Chapelier Fou, Depp est époustouflant du début à la fin. L'acteur qui en est à sa septième collaboration avec Burton, est parfait pour ce personnage excentrique. Enchaînant plusieurs répliques de "non-sens" avec un fort accent délirant, on comprend pourquoi le réalisateur ne se lasse pas d'utiliser les talents infinis de Depp. Dans le rôle de la Reine Blanche, Hathaway surprend. Jouant un personnage zen et sans la moindre haine, cette dernière démontre avec humour de légères failles colériques. Choisie pour interpréter Alice, la jeune Mia Wasikowska presque inconnu du publique, est une révélation. Très talentueuse et d'une grande aisance, l'actrice promet. Malgré tout cet engouement, Wasikowska, pour ma part, n'a pas ce qu'on pourrait appeller "l'étincelle d'Alice". J'aurais plutôt opté pour la chanteuse américaine Taylor Swift aux allures beaucoup plus princière que cette dernière. Jugez-en par vous-mêmes en cliquant ici pour voir sa photo.

Pour ce qui est du scénario, Burton opte plutôt pour une sorte de quête au lieu de la découverte d'un monde comme dans le conte de Carroll. Ne ressemblant souvent que très peu à l'histoire orginale, le film prend une direction différente en donnant plus d'importance aux personnages en guidant Alice dans son aventure. Pourant entraînante et imaginative, cette "mise à jour" déçoit pour ce qui est de la fidélité de l'adaptation du conte.

Bien que tourné en "live-action", le film est également composée d'images de synthèses que ne laissent pas indifférent. La plupart des personnages connus du conte tel que le lapin blanc et le chat du Cheshire en sont des exemples. Les paysages composés d'arbres tordus et autres végétaux démesurées connus de l'environnement Burtonienne, en sont l'âme du film. Avec beaucoup de textures et donnant une belle profondeur à l'image, le travail accompli en ce domaine devrait être pressenti aux Oscars de l'an prochain.

La photographie du film est tout simplement époustouflante, surtout lorsque celle-ci s'adapte aux différents lieux du film. En effet, l'image prend des teintes rougeâtres lorsqu'Alice se trouve dans le palais de la reine rouge, blanche dans celui de la reine blanche et vice-versa. Les chois du réalisateur en matière d'esthétisme est époustouflant du début à la fin.

Présenté dans la plupart des salles de cinéma en 3D, j'ai cependant décidé d'assister à la version 2D dû à ma réticence envers ce procédé visuel. De très grande qualité, Alice au Pays des Merveilles garenti un plaisir assuré autant pour les grands que pour les petits. Seul petit hic, la durée du film est malheureusement trop courte: 100 minutes. On sent que Burton eut les pieds liés par les studios Disney, histoire de couper court sur le développement de l'histoire et plutôt se concentrer sur les artifices. Un peu désolant. Malgré tout, du grand Tim Burton.

Note: ****/5

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